Comment se faire virer en Suisse ?

Sur le marché du travail en Suisse, il y a des choses qui sont faites, d’autres qui ne le sont pas. En Suisse, où la culture du travail est nécessairement spécifique (elle est au moins très différente de ce que vous pouvez rencontrer, par exemple, dans les pays voisins, en France ou en Allemagne), certaines de ces choses qui ne sont pas faites peuvent parfois affecter votre présence dans l’entreprise, ou au moins accélérer votre présence dans le société Départ.

Si vous savez que le droit du travail en Suisse est assez équilibré entre salariés et employeurs, nous vous proposons une petite liste de choses à éviter afin de ne pas raccourcir votre présence dans l’entreprise suisse. Si vous travaillez (ou souhaitez rester) en Suisse, je vous recommande de lire attentivement ces quelques conseils…

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#1 Critiquer son patron

Voulez-vous vous faire virer de presque certaines façons ? pour critiquer votre patron ou chef est probablement l’un des moyens qui mènera certainement à cette situation. Pour des raisons essentiellement culturelles, celui que la « communauté » considère le plus compétent n’est pas critiqué. En d’autres termes, si vous critiquez votre patron, c’est comme si vous avez aussi critiqué le verdict de toutes les personnes dans la société…

#2 Critiquer l’entreprise qui vous emploie

En Suisse, il est d’usage de dire que vous avez toujours la possibilité de partir si la situation ne vous convient pas. Mais la critique de la société est un véritable problème de confiance, et surtout, les collègues non seulement ne parviennent pas à le comprendre, mais vous rappelez probablement à commander avant que le patron ou le service du personnel ne le fasse.

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#3 Combiner vie privée et vie professionnelle

C’ est l’heure de tout ! En Suisse, tout se passe à l’heure actuelle : lorsque vous êtes au travail, êtes-vous là pour travailler, pas pour des raisons privées. Lorsque vous commencez à mélanger la vie privée et la vie professionnelle, vous embarrasserez plus d’un et vous êtes complètement hors ligne. Par conséquent, évitez les messages petits, personnels et puissants et tout ce qui interfère généralement avec votre activité professionnelle. À un autre niveau, nous avons généralement beaucoup moins d’influence sur les relations que nous entretenons avec notre propre société que dans d’autres pays (je pense à la France, par exemple). Cela signifie plus de détachement, ce qui permet, par exemple, d’accepter des choses qui peuvent être plus difficiles à accepter dans d’autres pays, par exemple, d’être licenciés sans raison particulière (c’est plutôt rare, mais le droit suisse du travail le permet).

#4 N’écoutez pas ce que « la base » a à vous dire

Que vous soyez de la responsabilité d’une équipe ou non, nous ne pouvons pas vous pardonner : écoutez le manque et Consultation. Prenons l’exemple d’un gestionnaire qui veut changer un processus de fabrication dans une usine. S’il ne consulte pas les employés (travailleurs et gestionnaires) qui sont directement impliqués dans ce processus, il ne pourra jamais maintenir l’appartenance au groupe afin que le changement se fasse dans de bonnes conditions. En d’autres termes, la décision n’est pas prise de haut en bas, mais de bas en haut. Et j’ai vu des cadres abusés par leur direction à cause de telles pratiques.

#5 Ne faites pas confiance

Votre patron vous demande encore 10 heures par semaine et promet qu’il déduira ces heures de travail pour vous la semaine suivante ? Parfait ! Remerciez-le pour cette marque de confiance et ne lui demandez pas de vous écrire ceci. En d’autres termes, montrez-lui que vous voulez honorer sa confiance et que vous aussi vous faites confiance en vous-même. Cependant, s’il n’a pas honoré son promettre, souvenez-vous de lui subtilement quand le temps vient. D’un autre côté, si cela fait plusieurs fois qu’il vous a frappé et que vous êtes copain vous-même, alors cette fois vous avez le droit de le rejeter ou de demander plus subtilement une petite confirmation écrite.

#6 Ne pas montrer de flexibilité

Si nous supposons le même cas qu’avant, vous pouvez imaginer que votre contrat de travail ne prévoit pas autant d’heures. Ça n’a pas d’importance ! C’est précisément parce que le droit suisse du travail est flexible, nous devons jouer ce jeu de flexibilité. Être flexible ne signifie pas accepter quoi que ce soit, parce que rappelez-vous : chaque emploi mérite un paiement

#7 Ne le joue pas collectivement

Prenons le cas ci-dessus. Supposons que votre entreprise rencontre des difficultés économiques. Le patron pourrait alors, par exemple, demander temporairement à tous les employés de travailler un peu plus sans considération. Ce type d’action peut se produire, et dans ce cas, il est important de faire un bon jugement. Le réflexe naturel sera de dire que vous ne devriez pas travailler en vain (tout travail gagne des salaires). Inversement, il s’agit d’une mesure qui permet d’éviter collectivement et temporairement les licenciements ou le chômage technique. Je n’ai pas nécessairement de conseils sur ce point, votre jugement seul doit vous permettre de décider. Sachez que la communauté est d’une grande importance dans la culture suisse. Inversement, des situations répétées et abusives peuvent vous faire échouer légalement à jouer au jeu.

#8 Pour faire valoir ses droits,

La société suisse est largement basée sur le concept de obligatoire. Avant même de faire valoir vos droits, n’oubliez pas que vous avez aussi des obligations. Étranger Les personnes qui travaillent (et y restent), pour la plupart, ont intégré ce concept. Dans de nombreuses entreprises suisses, le problème des employeurs est de retenir leurs salariés. Ils en sont généralement conscients et, dans d’autres pays, cela pourrait aboutir à une sorte d’équilibre des forces pour les travailleurs et les employeurs au profit du travailleur, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer sur le dialogue social et la qualité de la relation. En Suisse, cet équilibre de force existe, mais il est très subtil et assez discret. Cette prise de conscience (que l’employé doit avoir) aide à limiter les conflits et la mauvaise ambiance dans l’entreprise.

#9 Annoncer que nous laisserons l’entreprise à la presse

Parfois, il arrive qu’un employé qui pense à faire pression sur sa direction annonce clairement qu’il partira. En Suisse, c’est Rarement. Quand un employé quitte l’entreprise, il l’annonce, c’est tout et la plupart des gens le découvriront en même temps.

#10 Mettre avant

Les pays sont extrêmement inégales sur le plan culturel compte tenu du soi-disant culte de la personnalité. Dans des pays comme la France, ce culte de la personnalité est assez fort, surtout si on le compare à un pays comme la Suisse, où l’on voudrait mettre en évidence l’équipe au contraire. Si vous vous mettez trop, vous embarrasserez non seulement les personnes que vous dites, mais aussi les personnes que vous avez peut-être oubliées et qui auraient pu contribuer au succès que vous avez mentionné. En bref, il s’agit d’un comportement qui doit être évité sans faute.

#11 Appréciation de vos diplômes ou cours de formation

Les diplômes et les formations font sans aucun doute partie du profil d’un employé. Mais ils ne font pas tout. Du moins pas dans un pays comme la Suisse, qu’est-ce que l’apprentissage apprécie plutôt. Pour cette raison, la Suisse et l’Allemagne sont très proches et il est bon l’expérience qui est appréciée. De toute évidence, les diplômes et les cours de formation en Suisse sont très importants pour de nombreuses professions (notamment les professions techniques). En Suisse, cependant, il n’est pas habituel de mettre en valeur vos diplômes ou qualifications. Dans les cas extrêmes, on sera prudent même devant une personne qui mettra l’accent sur ses qualifications ou ses diplômes.

Certains sont susceptibles de réagir de façon assez violente à ces « recommandations ». Évidemment, tout cela doit être dosé et livré en relation avec l’entreprise. Ce qui compte, c’est votre verdict sur l’entrevue. Si la Suisse n’est pas un monde idéal, il faut se rappeler une chose très importante : la nature du droit du travail et de la culture suisse rendent les relations entre salariés et employeurs en général assez équilibrées. Et c’est cette recherche d’un certain équilibre (on peut parfois dire un compromis éternel), qui, au contraire, occupera les pensées avec un seul but : vivre en harmonie dans l’entreprise afin que tout le monde puisse en profiter. Je suis très heureux de vos réactions à ces quelques conseils et de vos ajouts à cette question !

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